Prix Ozoir'elles
Remise des prix le 15 novembre 2008 à partir de 15 h


Le Prix Ozoir'elles

Des femmes d’exception

Régine Deforges

Après quelques années passées en pensionnat de jeunes sœurs, on remarque les multiples talents de Régine Deforges : d'abord libraire, elle devient éditeur, bientôt spécialisée dans la littérature érotique - ce qui lui vaudra quelques déconvenues dans une France qui n'a pas encore vécu la libération sexuelle. En 1983, elle connaît son plus grand succès après la publication de La Bicyclette bleue, roman qui raconte les amours et déboires de Léa et François durant la Seconde Guerre mondiale. Elle obtiendra par ailleurs le prix de la Maison de la Presse pour cette oeuvre. Elle a aussi publié une quarantaine de livres de genres extrêmement divers comme des romans, des nouvelles, des essais, des entretiens, des chroniques ainsi que quelques scénarios, chansons et dessins. Régine Deforges continue de passionner de nombreux lecteurs en France.


Victoria Bedos

Scénariste pour la télévision et le cinéma, Victoria Bedos publie son premier ouvrage, Le Déni, en 2007 chez Plon, alors qu'elle n'a que 23 ans. Elle s'attache à analyser de façon romancée le déni qui engage son corollaire, le mensonge. La fille de Guy Bedos compose avec humour et finesse un recueil de nouvelles déroutant.

Noëlle Châtelet

Noëlle Châtelet, la sœur de Lionel Jospin, écrit de nombreux romans et nouvelles et intègre l'université de Paris V René Descartes comme professeur de communication. Elle est également vice-présidente de la Société des Gens de Lettres. Son roman La Femme coquelicot est adaptée au théâtre en 2001. Le corps devient l'objet d'un questionnement introspectif, retrouve sa dignité dans Une société d'apparence où, insatiablement, il se débat entre bien-être et souffrance. Noëlle Châtelet publie La Dernière Leçon en 2004 et y raconte l'apprentissage difficile de la mort auprès de sa mère.

Annick Geille

A la tête du magazine « Playboy », Annick Geille est, à la fin des années 1970, la plus jeune rédactrice en chef de France. Mais sa vraie passion, c’est la littérature. Elle en profite alors pour publier en douce, entre les obligatoires photos de pin-up, des textes signés par les meilleurs écrivains du moment. Plus tard, elle fondera « Femme » avec Robert Doisneau. On lui doit sept romans, dont Portrait d’un amour coupable (Grasset, Prix du Premier Roman), Une Femme amoureuse (Grasset et Livre de poche) et, plus récemment, Femme en voie de disparition (Denoël, 2005).

Véronique Genest

Véronique Genest monte à Paris en 1976. Elle vit de petits boulots, décroche le rôle principal dans l'adaptation en téléfilm de 'Nana' en 1980. Elle tourne quelques publicités pour Mini Mir et Madrange. En 1992, elle incarne Julie Lescaut pour TF1. L'audience des premiers épisodes est excellente, 'Julie Lescaut' devient une série récurrente. Parallèlement à son activité de comédienne, Véronique Genest crée avec son mari, Sam & compagnie, sa maison de production.

Macha Méril

Très vite repérée par le cinéma, Macha Méril décide d'abandonner ses études universitaires pour se consacrer à sa passion. Sa première apparition remonte à l'année 1959 dans Le Signe du lion d'Eric Rohmer alors que son premier rôle important arrive avec La Main chaude de Gérard Oury. L'actrice tourne Adorable menteuse de Michel Deville puis dans un film de Godard, Une femme mariée, qui la fait connaître dans le monde entier. Luis Bunuel la contacte également pour Belle de jour, qui reçoit le Lion d'or à Venise, et Pialat la fait tourner dans Nous ne vieillirons pas ensemble (1973). De nombreux cinéastes européens la sollicitent ; ainsi elle tourne pour Dario Argento, Claude Lelouch, Claude Miller ou  Rainer Werner Fassbinder. Se dédiant beaucoup à l'écriture, elle publie les romans Star, Love Baba, Biographie d'un sexe ordinaire, Si je vous disais ainsi que des livres de cuisine. 
En 2000, elle poursuit une tournée internationale avec le spectacle Feu sacré sur des textes de George Sand et des musiques de Chopin interprétées par le pianiste Jean-Marc Luisada.

Emmanuelle Urien

De 2003 à 2006, ses nouvelles hantent, via les concours littéraires, revues et anthologies. Elle écrit également des fictions pour Radio France (Les Petits Polars, Les Petites Histoires) avant de publier un premier recueil de nouvelles, Court, noir, sans sucre (éd. L’être minuscule, déc. 2005 – Prix de la nouvelle du Scribe 2006), puis un deuxième, Toute humanité mise à part (éd. Quadrature, fév. 2006 — Prix de la ville de Balma 2007). Son troisième recueil, La Collecte des monstres, paraît en mars 2007 (éd. Gallimard – Coup de cœur du Point 2007), le quatrième est en préparation, et son premier roman verra le jour début 2009. 

Comme ses nouvelles sont noires, elle met de la couleur sur son site : www.emmanuelle-urien.org . Depuis 2007, elle chante et compose avec l’auteur Manu Causse, et co-écrit actuellement avec lui une pièce de théâtre…
Le Jury






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